Et si le renouveau du client léger, c’était le Cloud ?
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Et si le renouveau du client léger, c’était le Cloud ?
AWS a annoncé il y a quelques semaines le rachat de NICE, musclant ainsi son offre sur plusieurs points; le HPC (High Performance Computing) en mode Cloud et la virtualisation d’un poste de travail ultra performant…
Ces solutions de niches couplées à aux services AWS déjà disponibles, ouvrent de nouvelles portes sur le terrain du Virtual Desktop. En parallèle, depuis 2011 Google commercialise le Chromebook. Le principe ? Un ordinateur ultra-portable, à un coût très réduit (en général inférieur à 300€) qui mise tout sur l’autonomie et son système d’exploitation : Chrome OS.
Ce dernier se définit d’une façon très simple : prenez le navigateur Chrome, et faites-en un OS dans le seul but est de permettre d’accéder à Internet, avec un minimum d’exécution en local. Un inconvénient de taille est bien entendu l’inutilité totale de ce genre de machine face à des applications lourdes, comme la CAO, le montage vidéo, etc… Il est indispensable d’avoir une machine puissante capable d’exécuter ce genre de programmes et ça c’est non-négociable…
Une seconde.
Est-ce qu’il n’y a pas dans l’actualité récente une annonce qui vient changer ça ? Nous ne sommes pas en train de dire que le mois prochain, toutes les entreprises seront passées au Chromebook car le passage au Virtual Desktop, ou le client léger Cloud, ne se fait pas à la légère : il faut s’interroger sur la place et le rôle du fournisseur, mais surtout se réorganiser autour de la donnée et de son utilisation. Il sera ainsi essentiel de procéder à un audit et une classification méthodique des données qui seront distantes, et d’anticiper les cas de non disponibilité de celle-ci, ou de responsabilités en cas de perte ou de vol.
D’ailleurs, d’une façon générale, le changement le plus complexe sera autour de l’utilisateur : si les services SaaS sont souvent plébiscités par ces derniers, il faut néanmoins les accompagner dans l’utilisation de ce nouvel outil qui pourrait être perçu comme un retour en arrière par ceux qui sont habitués aux solutions lourdes, historiques et traditionnelles. Pour autant, une révolution est doucement en train de s’amorcer : avec l’utilisation de plus en plus répandue de services SaaS, que reste-il vraiment aux applications traditionnelles, dites lourdes ? Une proximité du code et de la donnée, qui rassure, au prix d’une installation souvent douloureuse et coûteuse ?
La vraie question est plutôt : jusqu’à quand va-t-on continuer à pousser l’utilisation de machines et de logiciels qui ne sont plus adaptés aux besoins des utilisateurs, et qui mettent sous pression les capacités de support de la DSI.
Tribune proposée par Nuageo




