#labs #innovation
Depuis ces dernières années, en matière d’innovation on assiste à un phénomène aussi étonnant par son ampleur que soudain, la création de « labs ». Et ce mouvement semble se développer et même s’accélérer : on a d’abord vu l’apparition des « living labs », ces dispositifs d’open innovation dont la vocation est d’expérimenter et de co-créer avec les usagers. Le réseau ENoLL (European Network of Living Labs) qui a démarré en 2006 regroupe aujourd’hui plus de 400 living labs.
Rien qu’en France, France Living Labs rassemble une cinquantaine de membres. Le concept a même essaimé hors d’Europe puisque l’on trouve des living labs sur les 5 continents… et actuellement démarre le réseau francophone des living labs. Pratiquement en même temps émergeaient les fablabs, ces ateliers de fabrication numérique dans lesquels on peut imaginer et fabriquer des prototypes de nouveaux produits. En 2009 se créait en effet à Toulouse Artilect, le premier Fablab français.
Actuellement, il y aurait environ une centaine de Fablabs en France. Mais ce qui est nouveau et significatif, c’est que les grandes entreprises deviennent elles-mêmes adeptes des « labs ». Il semblerait que chaque entreprise veuille créer son propre lab en interne. Le phénomène prend donc de l’ampleur ainsi qu’une tournure plus professionnelle et business. Il existe même une association regroupant les fablabs d’entreprises industrielles (Fab&Co).
Quelles sont les raisons expliquant ce phénomène ? D’abord les labs sont considérés comme des leviers efficaces pour innover plus rapidement, et souvent en rupture. Etant en marge et même généralement autonome par rapport au reste de l’organisation qui le porte, un lab permet de défricher de nouveaux territoires, d’aider à diversifier le core business vers de nouvelles activités. Ils permettent de mieux piloter l’innovation en optimisant les interactions avec les partenaires externes. De plus, avec un fonctionnement et un état d’esprit s’inspirant du monde des startups, les labs introduisent dans les entreprises une nouvelle culture, plus entrepreneuriale et plus agile. Ils instillent de la créativité, de la transversalité et ont ainsi un impact positif sur le reste de l’organisation.
Les labs fleurissent donc dans tous les domaines, aussi bien dans les entreprises les plus industrielles (Airbus, Total, Bouygues, Alcatel…) que dans celles tournées vers les services et les secteurs grand public (Seb, Leroy-Merlin, Axa, Cardif, etc.).
Mais au-delà d’une tendance qui pourrait relever d’un effet de mode et même se traduire par une « bulle » des labs, comment tirer le meilleur parti de ces démarches ?
Ce phénomène des labs fait l’objet du 1er Forum des Labs d’Innovation, dans le cadre de la deuxième édition de l’Innovation Ecosystems Agora, co-organisé par le DIL (Discovery Innovation Lab) le 17 novembre prochain au Pôle Léonard de Vinci à La Défense. Seront à cette occasion présentés en avant-première sur le thème des labs le livre blanc réalisé par le DIL ainsi que d’autres études sur le sujet, des retours d’expérience, des analyses de bonnes pratiques, les facteurs-clés de succès, etc.
Informations et inscription : www.innovation-ecosystems-agora.net.
Votre contact : Eric Seulliet


